Sous le nom du Bastard PAC se cachait anciennement Adrian Neville, de son nom civil Benjamin Satterley. Le catcheur britannique natif de Newcastle est né le 22 août 1986, et est brutalement décédé ce 27 septembre 2026, à l’âge de 40 ans.
Il a entamé sa carrière dans le catch professionnel le 27 mars 2004, alors qu’il avait seulement 17 ans. Il fait ses armes sur le circuit indépendant en Angleterre et au Japon durant 8 ans, et fait son entrée à la WWE en 2012, intégrant la division NXT l’année suivante. Ses qualités athlétiques et son explosivité en font une recrue de choix, et il obtient rapidement la reconnaissance de ses pairs et de ses employeurs, en devenant le champion inaugural par équipe avec son partenaire Oliver Grey. En février 2014, il remporte le titre de champion de NXT dans ce qui est le premier ladder match de la 3ème division de la WWE. Après avoir obtenu son push dans le roster principal, il sera un champion cruiserweight des plus renommés.
Il quitte ensuite la WWE en faisant un retour éclair à la Dragon Gate, et rejoint la nouvelle fédération AEW qui ouvre ses portes en janvier 2019, où il devient notamment le premier champion All-Atlantic (renommé depuis International Champion), et obtient également 2 fois le Trios Championship. PAC avait rejoint les Death Riders de Jon Moxley, et campait un personnage de bad guy bien teigneux comme il savait parfaitement le faire. Au-delà de cette attitude, il était sans conteste l’un des lutteurs les plus fiables du circuit, et il s’avérait très précieux dans sa capacité à mettre ses adversaires en valeur. « L’homme que la gravité a oublié » avait un potentiel exceptionnel, du fait d’un physique résolument massif qui ne l’empêchait pas d’effectuer des mouvements aériens de toute beauté. Sa parfaite maîtrise de son corps et de l’espace en faisait un atout très précieux, et il avait encore réalisé une très belle performance la veille de sa mort, lors de son match contre Andrade el Idolo…
Andrade qui ne tarrissait pas d’éloges sur PAC après leur affrontement, puisqu’il a publié sur Twitter le message suivant, qui prend une tournure tellement plus profonde : « Cet homme PAC doit être un champion du monde dans le futur, mais il doit quitter les Death Riders, tout comme j’ai quitté la Don Callis Family ! 2-1 » Un message déchirant au vu des circonstances qui ont suivi, et qui démontre l’immense respect que Benjamin Satterley avait de la part de la profession…
J’avais envie de lui rendre hommage en mettant en avant un de ses matches les plus emblématiques, le fameux Iron Man Match contre Kenny Omega qui avait eu lieu en 2020. Pour ceux qui ne le connaissent pas, ça vous permettra de vous faire une idée du style incroyable de ce grand homme qui laisse un immense vide dans l’industrie…
Il y a déjà 6 ans, je vous parlais d’une excellente découverte que j’avais faite dans le domaine du cinéma horrifique, en me prenant en pleine face le Night Shot d’un certain Hugo König. Fils spirituel du Projet Blair Witch et autre Paranormal Activity, Night Shot était une proposition d’une grande générosité doublée d’un défi technique de malade! Je ne vous en dit pas plus si vous ne l’avez pas vu et si vous souhaitez garder les surprises intactes, sinon vous pouvez jeter un oeil à ma critique de l’époque (ou à celle plus récente en format vidéo tiens, juste ici ^^ https://www.youtube.com/watch?v=2tNgGpNdA1c ).
Quoi qu’il en soit, Night Shot aura marqué les fans de cinéma de genre, grâce à Shadowz qui avait sorti le film de l’anonymat en 2020, alors qu’il avait été produit 2 ans auparavant. C’était une très belle opportunité pour Hugo König de voir son film mis en avant sur une plateforme dédiée à l’horreur! Mais 6 ans plus tard, il ne s’est pas reposé sur ses lauriers bien mérités, et nous livre Nightfall, son nouveau long métrage, dans lequel ce jeune réal passionné démontre qu’il a un besoin viscéral de sortir les idées de sa tête et de tourner! J’ai eu l’occasion inespérée de découvrir ce film en exclusivité, et je m’y suis plongé en gardant à l’esprit l’excellent trip qu’Hugo König m’avait offert avec Night Shot! Mais paradoxalement, cela suscitait également une certaine crainte, car je me doutais bien qu’il n’allait pas refaire le même film, et une partie de moi avait peur d’être déçue par cette nouvelle proposition…
Nightfall démarre doucement en suivant Nadia, une jeune femme qu’on sent porter un lourd fardeau émotionnel, et qui revient passer quelques jours dans la maison familiale, celle où elle a vécu les belles années de son enfance. L’actrice Mélissa Brun va incarner Nadia avec une très belle complexité, en lui conférant une sorte de fragilité suite aux événements survenus à l’époque, mais en démontrant également une force intérieure héritée même de ce qu’elle a pu traverser. Et en même temps, elle va réussir à laisser transparaître une certaine inquiétude et un certain trouble, sans que l’on sache si cela provient directement d’elle-même ou des événements qui vont commencer à se manifester… En étant présente à chaque instant du long métrage, Mélissa Brun s’est appropriée le scénario et s’y est glissée avec une forme de grâce louvoyante et presque inquiétante, ce qui apporte beaucoup à la texture organique que revêt le film.
Côté scénario, Hugo König a partagé l’écriture avec l’actrice Clarence Cassard. Ce choix de scénario à 4 mains permet de mêler les sensibilités masculine et féminine avec un grand respect, et le personnage de Nadia bénéficie pleinement de cette approche plurielle. Le rythme imposé par le scénario s’éloigne totalement de celui de Night Shot, et tant mieux car Hugo König prouve qu’il est capable de se renouveler et de se lancer dans de nouveaux défis. Le choix de fixer les éléments de manière calme et feutrée permet d’admirer la précision de sa mise en scène, et là où on a d’innombrables films basés sur le fameux trope du retour dans la maison d’enfance, celui-ci donne clairement envie de rester car on sent que le traitement cinématographique va nous proposer une certaine solidité. En général, je zappe très rapidement lorsque je vois qu’il n’y a aucune grammaire de respectée et que le réal s’amuse juste à planter sa caméra ici et pas là sans aucune réflexion derrière. Ici, chaque plan semble avoir été mûri, pour que des sensations puissent germer peu à peu de ces murs silencieux, de ce carrelage trop froid et de ces sentiers alentours. Nightfall est un film qui respire, et qui prend le temps de faire ressentir son pouls au spectateur…
Hugo König est un fan absolu de found footage, et la manière dont il va immiscer cette technique de prise de vue dans un schéma d’abord plus classique va être aussi limpide qu’efficace. C’est en trouvant une vieille caméra dans la maison que Nadia va se mettre à l’utiliser, et l’on va peu à peu osciller entre un grain très clair et celui plus tortueux et torturé de cette vieille caméra, avec les glitches visuels et sonores qui vont avec et que l’on adore! Ce mélange de choix narratifs m’a fait penser à un autre très bon film, espagnol cette fois, qui jouait également avec ces sensibilités multiples, Les Maudites. Là aussi, on avait un rythme qui prenait son temps et qui s’intéressait aux histoires de ces femmes hantées par quelque chose de mystérieux et d’impalpable… Et je trouve qu’Hugo König n’a rien à envier à Pedro Martín-Calero dans sa façon d’explorer l’intime et l’angoisse féminines.
Nighfall a été tourné pour un budget de 2500 euros, ce qui est tout simplement dérisoire! Et comme souvent lorsque des gens passionnés tournent dans de telles conditions, cette absence de budget se retrouve transcendée par la multiplication d’idées bénéfiques. Je pense notamment aux choix d’éclairages qui se révèlent très pertinents et qui évitent le piège du cheap, je pense au travail sur le mixage sonore qui est lui aussi mené avec une très belle intelligence, et l’ensemble du film en ressort marqué positivement par ce low budget. Le film ne prétend pas être le méga-trip horrifique qui va vous faire stresser d’un bout à l’autre. Par contre, il va savoir exactement comment vous faire glisser sans que vous vous en rendiez compte vers un état d’inquiétude légèrement plus fort… Puis il va ensuite rajouter un élément supplémentaire qui va créer un nouveau soupçon d’inconfort… Tout en finesse et tout en délicatesse, Nightfall va s’attacher à vous attirer dans son antre, sans que vous y preniez garde… Et cet exercice est bien plus périlleux et difficile que de balancer des jumps scares à tout va!
Il faut également souligner les présences de 2 autres femmes, Letizzia Nicastro et Clarence Cassard, la première jouant une personne proche de Nadia, la seconde ne se contentant donc pas d’être co-scénariste et optant pour un rôle délicat dans ce récit difficile. Ces deux femmes et Nadia vont se retrouver au centre de séquences où la terreur sourde va rapidement monter, et ce film résolument féminin s’avère d’une très belle richesse psychologique, tout en étant capable d’aller dans l’horreur pure de la manière la plus frontale possible. Hugo König va constamment jouer avec les angoisses de Nadia tout en la mettant face à la réalité de ce qui est en train d’arriver dans la maison même où elle réside!
Je ne vais évidemment pas vous raconter les tenants et les aboutissants du récit, mais je vous invite vraiment à plonger dans cette oeuvre réalisée avec une (deux! ^^) très belle sensibilité. Et c’est justement cette sensibilité qui va être la source de création de vrais moments de stress, que je ne dévoilerai pas mais qui fonctionnent du coup parfaitement bien! Qu’il s’agisse de l’exploration de la maison elle-même, des sentiers environnants ou de la nature autour de la maison, Hugo König maîtrise parfaitement sa partition et nous livre une oeuvre à l’ambition réussie! Sa façon de gérer les silences, de tendre l’oreille pour percer les secrets des bruits nocturnes, cette manière de gérer la tension alors que l’on sent que quelque chose risque de surgir… Hugo König fait preuve d’une grande sensibilité dans son rapport à la nature environnante, et il sait pertinemment comment travailler sur les éléments sonores pour doser le suspense de manière ultra-efficace. Et ses propositions spectrales visuelles s’avèrent elles aussi envoûtantes! J’espérais voir un film au moins réussi, j’en ressors impacté émotionnellement par le voyage de Nadia, qui a du puiser dans ses forces les plus pures pour tenter de survivre à cette tombée de la nuit. Et jusqu’au dernier plan, Hugo König nous prouve que le cinéma de genre français peut définitivement compter sur lui!!!
Et Mélissa Brun est également un talent à suivre de près, elle qui en est seulement à son 2ème long métrage, mais qui impose pourtant déjà une présence magnétique et complexe! Nightfall bénéficie d’un très bel alignement planétaire, entre un réal chevronné et déterminé, 2 scénaristes qui prennent le temps de créer un récit fort, et une actrice principale qui endosse ce rôle difficile avec toute son aisance physique et psychologique pour lui apporter le maximum!
Je ne m’étais pas pris une telle claque sonore depuis la fameuse vidéo du Japonais Daichi! Je ne connaissais pas du tout le beatboxer sud-coréen WING, qui nous livrait une prestation juste incroyable il y a 1 an avec Dopamine! Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir!
Elle était sans doute le secret le plus important de Spider-Man: Brand New Day, et plusieurs rumeurs ont circulé quant à la nature du rôle de Sadie Sink. Ma critique étant garantie sans spoil, ceux qui n’ont pas encore vu le film peuvent la lire ^^ Mais étant donné que de nombreux médias commencent à divulguer l’information, il est temps d’en parler plus ouvertement, et c’est à ça que va servir cet article. Du coup, avertissement pour ceux qui n’ont pas encore vu ce 4ème opus arachnéen, ce qui suit contiendra un spoil très important!
SPOILER SPOILER SPOILER
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(crédit photo : Marvel Studios/Sony Pictures)
J’ai trouvé ce film assez fourre-tout mais au final sympa, sans qu’il mérite le succès indécent qu’il a actuellement! ^^ Je disais que « la présence de l’actrice Sadie Sink s’avère sympathique », et je vous avoue que c’était frustrant de ne pas en dire plus, car je trouve qu’elle a littéralement volé la vedette à Spider-Man dans ce film! Sa composition en a fait un personnage très percutant, de par son côté tragique et désespéré, et comme j’avais réussi à échapper aux rumeurs, j’ai vraiment été surpris lors de la découverte du film! Et comme ça commence à se savoir, l’une des rumeurs était totalement vraie puisque la jeune actrice de 24 ans incarne bien une nouvelle version de Jean Grey!!! Cette Jean est donc l’antagoniste principale, et elle apporte une tonalité sombre au film, qui gagne clairement en intensité. J’ai nettement préféré la seconde moitié du film qui fait de Spidey un personnage secondaire!
L’actrice a confié lors d’une très récente interview qu’elle rejoignait le casting du prochain film X-Men de Jake Schreier, celui-là même qui avait parfaitement géré son équipe dans Thunderbolts*! Aux côtés de Samara Weaving en Emma Frost et Kit Connor en Cyclope, on commence à voir à quoi va ressembler le nouvel âge des X-Men!
Il y a une semaine, on apprenait que l’actrice australienne Samara Weaving avait été choisie pour incarner Emma Frost dans le film qui rebootera l’univers X-Men. On apprend cette semaine que c’est le Britannique Kit Connor qui enfilera la visière en quartz-rubis de Cyclope! Personnage emblématique de la licence, apparu dans le tout premier numéro de la série Uncanny X-Men en septembre 1963, il est le leader de l’équipe dont la particularité est de lancer des rafales optiques dévastatrices.
L’acteur de 22 ans a joué dans Rocketman et Heartstopper, et était pour le moment inconnu du grand public. On lui souhaite une carrière plus notable que les précédents Cyclope : James Marsden dans la trilogie des années 2000, Tim Pocock dans X-Men Origins: Wolverine et Tye Sheridan dans les films des années 2010.