Le quatuor Ice Sealed Eyes déverse son newcore depuis maintenant 6 ans, et après avoir produit leur premier EP, Solitude, en 2022, ils ont enchaînés avec 3 autres EP fonctionnant en parallèle (Torments, Fragments, Laments), qui constituait la matrice de leur premier album sorti en 2024, Altar.
Avec son identité immédiatement distinctive et sa très forte capacité d’attraction, Ice Sealed Eyes s’est imposé sur la scène belge, et s’est largement diffusé à travers le monde via les réseaux. Ils ont donc eu rapidement l’occasion de diffuser leur son en live à travers l’Europe, multipliant les tournées à l’échelle du continent depuis maintenant 2 ans.
Leur dernier single, The Weight of Loss, est sorti hier, et démontre leur capacité à créer des sonorités hypnotisantes et immersives, en gérant des ruptures de manière très travaillée. La puissance des riffs oscille avec des mélodies envoûtantes, et il faut évidemment souligner le travail impressionnant de Noé Peigneur au chant, lui qui est capable de passer d’une voix saturée à une tonalité aigue avec une simplicité désarmante! Et le texte en mode très intimiste possède également une belle force.
Je vous invite à découvrir ce nouveau morceau qui s’impose instantanément comme emblématique, et n’hésitez pas à les suivre sur leurs réseaux sociaux, histoire de pouvoir les découvrir en live, vous ne regretterez pas l’expérience! 😉
Mark Millar est sans conteste l’un des scénaristes lesplus talentueux de la Maison des Idées, et je me demande encore comment j’ai pu passer à côté de ce Old Man Logan depuis si longtemps. Le scénariste britannique est derrière les excellents Kick-Ass et Wanted, derrière Superman : Red Son que je n’ai pas lu, et du côté de chez Marvel, c’est notamment l’artisan des géniaux Ultimates et Civil War.Je suis bien content d’avoir réparé mon erreur et d’être enfin plongé dans cette aventure dystopique se déroulant dans un futur alternatif 50 ans après l’ère super-héroïque.
On retrouve un Logan vivant modestement dans une ferme avec sa famille, et on comprend rapidement que les super-vilains ont gagné et règnent en maîtres. Logan vit sur le territoire tenu par les descendants de Bruce Banner, qui sont une horde de brutes épaisses semblant tout droit échappés de La Colline a des Yeux. Et pour une raison que l’on ne comprend pas, Logan s’est interdit depuis des décennies d’utiliser ses griffes et de répondre à la violence par la violence. On se retrouve dans une esthétique très western crépusculaire, avec des références assumées à Clint Eastwood, et le travail pictural du Canadien Steve McNiven s’accorde parfaitement avec le récit de Millar. Il faut dire que les 2 hommes se connaissent bien, eux qui ont mis tout le monde d’accord avec Civil War en 2006-2007. On sent également un aspect Preacher dans l’approche du sujet d’Old Man Logan, tant au niveau scénaristique que dans certains choix graphiques, et c’est d’autant plus pertinent que les 2 oeuvres partagent un attrait tout particulier pour la mise en image de la violence.
C’est un Hawkeye vieillissant qui embarque Logan dans un voyage à travers les anciens Etats-Unis, pays désormais morcelé en divers territoires tenus par des méchants emblématiques. Ils vont sillonner le pays à travers la Spider-Mobile, vous savez, ce fameux buggy créé en mars 1974 par Gerry Conway et Ross Andru, et dont l’objectif était purement marketing afin de vendre des jouets aux gosses de l’époque ^^ Ici, ce véhicule va réellement servir les objectifs du duo grâce à ses capacités spécifiques, et le côté anachronique s’avère très sympa. Millar fait preuve d’une connaissance parfaite de l’univers Marvel, et va parsemer son récit de références subtiles et de très belles idées développant une continuité riche dans ce futur alternatif. On va apprendre ce que sont devenus certains personnages, on va rencontrer la descendance d’autres persos, et Millar et McNiven vont nous convoquer à des moments bien choquants comme cette brève rencontre avec Daredevil et le Punisher. L’auteur use d’un talent d’écriture résolument mature et cette lecture n’est clairement pas faite pour les enfants… J’ai récemment lu le très bon Marvel Universe Vs Punisher, et quand je vois le sort atroce qui était réservé à Tony Stark, je me rend que je suis dans un trip très dystopie cauchemardesque en ce moment!
Le récit fourmille d’idées juste dingues, la plus démente étant sans conteste la raison pour laquelle Logan ne sort plus ses griffes. Il fallait y penser à cette façon de traumatiser Wolverine, et la puissance dramatique de ce moment va de pair avec l’atmosphère de tristesse absolue qui émane de ce comics. Mark Millar, ce n’est pas seulement un auteur qui va orchestrer des combats de supers, mais un homme qui va faire appel aux instincts les plus profonds de ses protagonistes, et en ce sens, son Old Man Logan est d’une puissance absolue. Ca n’est pas pour rien que ce « nouveau » personnage s’est directement imposé, jusqu’à rejoindre l’univers principal par la suite. On a tellement d’images marquantes qui traversent ce récit, et qui ne sont parfois que des étapes sur la route des 2 baroudeurs, comme les fameuses chutes de Pym… Millar crée une mythologie spécifique à cet univers, qui ne demande qu’à être explorée davantage tant sa richesse est indéniable.
Je ne peux que vous conseiller la lecture de cette oeuvre très ambitieuse et crépusculaire, qui est l’une des plus belles découvertes que j’ai pu faire chez Marvel Comics.
Alors que l’on sort tout juste d’une saison 2 de Daredevil : Born Again juste basique et décevante, c’est Frank Castle qui vient rehausser le niveau du MCU dans ce The Punisher : One Last Kill qui lâche enfin la bride sur le contenu violent, et qui constitue sans conteste l’un des meilleurs épisodes d’une série Marvel, rien que ça!
Bien qu’il soit apparu dans la première saison de Daredevil : Born Again, Frank Castle n’avait pas eu l’occasion de laisser libre court à toute sa rage, et c’est désormais chose faite avec ce Marvel Television Special Presentation, qui est à la télé ce que le one-shot est au comics: un épisode unique situé en-dehors d’une série régulière. Ca a déjà été le cas avec Werewolf by Night et Les Gardiens de la Galaxie : Joyeuses Fêtes, qui constituaient les 2 premiers hors-série de la marque. Le premier centré sur le Loup-Garou était un bon divertissement qui constituait la 1ère mise en scène du compositeur Michael Giacchino, le second était une purge totale de la part de James Gunn.
L’aspect ons-shot pourrait laisser croire à un épisode de transition inoffensif, mais c’est sans compter sur les implications de Reinaldo Marcus Green et Jon Bernthal. Le premier est le réalisateur de La Méthode Williams,Bob Marley: One Love et aussi de la sérieWe Own this City, dans laquelle il dirigeait déjà Jon Bernthal. Ce dernier revient bien évidemment dans la peau de Castle, mais il a également participé avec Green à l’écriture du scénario de cet épisode spécial, et le travail du duo s’avère excellent. The Punisher: One Last Kill exploite habilement toutes les facettes du personnage torturé en moins de 45 minutes, et on se retrouve face à un Castle en proie à une grande détresse psychologique, toujours rongé par le deuil de sa famille. Jon Bernthal nous livre une prestation retrouvant sa meilleure intensité, et on ne peut qu’être touché par la justesse de ses émotions. L’ensemble est mené par Reinaldo Marcus Green avec une sincérité absolue, prouvant que les 2 hommes ont totalement saisi la nature profonde de l’un des personnages les plus sombres de Marvel.
Après nous avoir profondément ému, ils vont faire basculer le récit dans une explosion de violence jouissive comme on en avait plus vécu depuis bien longtemps chez les super-héros, et cet épisode représente la quintessence de ce que Marvel peut faire de mieux quand ils ne réfrènent pas les intentions de leurs auteurs. The Punisher: One Last Kill est le cri primal d’un Frank Castle qui fait ce qu’il sait faire le mieux: punir de la manière la plus violente possible. On retrouve du Punisher Max dans cet épisode, mais aussi du The Raid, et cette comparaison n’a rien de gratuit tant Reinaldo Marcus Green démontre des aptitudes similaires à Gareth Evans dans la gestion des gunfights, des combats au corps-à-corps et de l’optimisation de sa mise en scène. Il est difficile d’aller plus loin que ce qui est présenté ici en terme d’impact viscéral, et qu’est-ce que ça fait du bien de se retrouver pris dans une telle tourmente sanglante, aux côtés d’un anti-héros aussi implacable qu’iconique!
Je ne vais pas vous dévoiler les quelques éléments de l’intrigue, qui démontrent là aussi que Green et Bernthal sont des amoureux du Punisher et de Garth Ennis aussi certainement! Mais je vous invite à plonger dans cet épisode parfait qui vient rappeler que Marvel est capable de grandes choses quand ils n’ont pas peur de se salir les mains!!!
Après une saison 1 (ou 4^^) plutôt convaincante et qui parvenait à raccrocher les wagons avec la série originelle, même si elle ne parvenait pas à retrouver totalement la qualité du show initial, on se retrouve donc face à cette saison 2 qui va être déterminante. Après le plaisir des retrouvailles, le showrunner Dario Scardapane va-t-il concrétiser tout le bien que l’on pensait de cette renaissance? La réponse va malheureusement s’avérer négative, malgré une fois encore quelques belles fulgurances…
La dualité ombre/lumière caractérisant Matt Murdock est sans conteste l’essence même du personnage de Daredevil, mais au bout de 5 saisons, ce propos s’essouffle et devient clairement répétitif. En l’absence de Frank Castle, c’est Karen Page qui va endosser le rôle de celle qui ne serait pas contre un poil de violence supplémentaire, ce qui crée des tensions palpables dans le couple, Matt étant un adepte inconditionnel de la préservation de toute vie humaine. Mais franchement, avec tout ce qu’il a déjà vécu, qu’il soit encore sur cette ligne le rend davantage naïf que noble, et l’éternel tiraillement intérieur entre le pardon et la rage tourne en rond dans cette saison.
Dans les sujets qui fâchent, on a bien évidemment Wilson Fisk qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il était dans la série Netflix. C’est simple, pour moi le MCU contenait 2 méchants mythiques : Thanos et Fisk. Mais ce dernier a été totalement amoindri par sa relation avec Vanessa ces 2 dernières années, et ce qui prime chez ce personnage, c’est sa faiblesse… Dès lors, comment en faire un bad guy crédible, surtout avec son nouveau statut de maire de New York? Ce statu-quo promettait une véritable innovation dans le show, mais les scénaristes ont eu la mauvaise idée de politiser cette saison et d’en faire le reflet de l’actualité américaine. Du coup, on se retrouve face à un Wilson Fisk qui ne possède plus la stature du Caïd, mais qui est là pour représenter le Mal absolu, Donlad Trump. Ce choix dessert totalement le personnage qui perd tout son charisme, et pire, qui tombe dans une caricature telle que l’on se sent souvent mal à l’aise pour le pauvre Vincent D’Onofrio… La fin de la saison est à ce titre tellement pauvre et malaisante…
Ce qui caractérisait Fisk durant toutes ces années, c’était sa propension à la violence qui pouvait surgir à n’importe quel moment, et qui s’avérait aussi crédible que soudaine. Ici, on a un simili-Trump qui manipule le peuple de manière très grossière et qui l’affrontera très directement à un moment, et tout cet aspect politisé s’avère bancal et ridicule. James Gunn l’avait aussi essayé dans son Superman du pauvre, on a vu ce que ça a donné… On se retrouve face non pas à des individus possédant leur propre complexité, mais face à des personnages baignant dans les caricatures, et quant il s’agit du Caïd, ça fait quand même très mal de le voir tomber aussi bas… Je ne parle pas ici de problème d’opinion politique face aux Etats-Unis notamment, je dis juste que tout passer par le prisme de la politique du monde réel n’est vraiment pas un choix scénaristique judicieux…
Dans les points positifs, on retrouve avec grand plaisir Wilson Bethel alias Bullseye, qui est sans conteste le personnage le plus captivant de la série, même s’il se retrouve malheureusement sous-exploité. Il a droit à ses quelques scènes bien intenses, et on regrette de ne pas en voir davantage… Mais il a droit à l’intro la plus classe de cette saison ^^ Le retour de Jessica Jones s’est bien fait attendre, et Krysten Ritter est toujours aussi à l’aise avec le personnage, mais là encore, passé 2-3 scènes qui font plaisir, sa présence possède quelque chose d’artificiel, qui n’obéit finalement qu’au fan service… Dans le rayon des bonnes surprises, Arty Froushan, qui joue l’homme de main du Caïd Buck, est un excellent acteur et s’en sort très bien avec ce personnage captivant, possédant une réelle intensité. Michael Gandolfini, qui joue Daniel Blake, est lui aussi très bon dans sa partie, et le mélange de légèreté et de tension avec lequel il travaille son personnage est très bon. Sa relation avec BB Urich possède une belle dualité, et l’actrice Genneya Walton joue vraiment bien le jeu avec lui.
On se retrouve globalement dans une saison qui offre quelques moments bien qualitatifs, mais qui est plombée par une approche trop caricaturale et par un manque d’évolution de certains personnages, Daredevil en tête malheureusement. Ce n’est pas la faute de Charlie Cox qui est toujours aussi efficace, mais qui doit oeuvrer avec une marge de manoeuvre limitée cette année… Deborah Ann Woll se retrouve presque constamment en opposition avec Matt, et cette confrontation n’est pas forcément très bénéfique pour le show… Le choix de traîter la Task Force de Fisk comme l’ICE de Donald Trump ne fait que renforcer l’aspect caricatural du show, qui perd clairement de sa saveur alors que les saisons précédentes parvenaient à captiver par leur complexité.
On oscille entre scènes de baston très bien rythmées et plus plan-plan selon les réals, et on a un manque cruel de profondeur dans les dialogues, alors qu’ils étaient tellement qualitatifs à l’époque… On repense bien évidemment à ces dialogues sur la foi entre Matt et le Père Lanthom, qui étaient des modèles d’écriture… Aujourd’hui, il faut juste faire avancer l’intrigue sans perdre trop de temps à paufiner les dialogues… Mis à part dans l’épisode 6 qui selon moi est le meilleur de cette saison! Sinon, on a définitivement perdu Wilson Fisk dont les accès de rage s’avèrent bien plus ridicules qu’intenses, et je n’attends pas vraiment la saison 3 avec impatience…
Après le Miami Vice : Deux Flics à Miami de Michael Mann en 2006 (20 ans déjà!), un nouveau remake de la série culte des années 80 Deux Flics à Miami est lancé. Si l’on pouvait avoir quelques craintes légitimes sur le bien-fondé de cette nouvelle production, l’annonce du réal en charge s’avère très positif, puisque c’est Joseph Kosinski qui assurera la mise en scène.
Kosinski, c’est l’homme derrièreTron: l’Héritage, Oblivion, Top Gun: Maverick ou encore F1, et on est immédiatement rassuré par sa capacité à gérer les séquences d’action, qui devrait permettre à ce nouveau film de nous offrir quelques séquences bien enlevées en terme de courses-poursuites et de gunfights. Des rumeurs circulaient également sur le casting, et elles sont confirmées puisque les rôles de Sonny Crockett et Ricardo Tubbs seront tenus par Austin Butler et Michael B. Jordan. On a donc 3 personnes plutôt solides pour cette nouvelle adaptation, qui redonne espoir.
Le titre du film a été dévoilé, et il se nommera Miami Vice ’85, ce qui donne une indication très précise de sa temporalité. Il se déroulera donc durant les années 80 et s’inspirera du pilote et de la première saison du show créé par Anthony Yerkovich. On retrouve au scénario Dan Gilroy, qui avait notamment écrit Freejack, Jason Bourne : l’Héritage ou Night Call, qui développera la trame rédigée par Eric Warren Singer, qui avait déjà travaillé pour Kosinski sur Line of Fire et Top Gun: Maverick.
La fenêtre de sortie est très lointaine, puisqu’on parle du 4 août 2027, on aura donc le temps d’en reparler d’ici là!