Crystal Lake saison 1 (2026)

Crystal Lake (Série télévisée 2026– ) - IMDb

La bande-annonce laissait présager un retour aux sources des plus fidèles pour ce prequel/remake/soft reboot à la légendaire saga cinématographique Vendredi 13, initiée en 1980 par Victor Miller et Sean S. Cunningham. Miller est le co-scénariste du premier Vendredi 13 (aux côtés de Ron Kurz), et Cunningham est le metteur en scène qui jettera les bases d’une longue série, composée de 11 films ainsi que d’un remake en 2009 (et d’une série totalement déconnectée de l’univers en 1987). Alors que le premier film (datant de 1980) se déroulait en 1979, la série prend place en 1977, et va nous raconter le temps de 8 épisodes la genèse du personnage de Jason Voorhees en prenant pour personnage principale sa mère, Pamela Voorhees. Le choix du film originel est respecté puisque c’était l’actrice Betsy Palmer qui était mise en avant, tandis qu’aujourd’hui, c’est Linda Cardellini qui lui succède.

Crystal Lake (Série télévisée 2026– ) - IMDb

Dès les premières minutes, on se retrouve immergé dans les années 70 avec un sens du détail très impressionnant dans la reconstitution de cette époque. Qu’il s’agisse des décors, des voitures, des vêtements ou des coupes de cheveux, rien n’est laissé au hasard et le travail des accessoiristes, des costumiers et des chef-décorateurs est exemplaire! Même le générique reprend une typographie caractéristique de l’époque et nous sert une musique entêtante qui semble elle aussi sortie tout droit des 70’s! Le respect du matériau de base est très impressionnant, et participe activement à cette plongée dans les eaux troubles de Crystal Lake!

Critique série : Crystal Lake (2026)

Le show va reposer en grande partie sur Linda Cardellini (Dead to Me) dont l’interprétation de Pamela Voorhees s’avère très réussie, en créant une personnalité complexe à laquelle on s’attache aisément malgré certains de ses actes. Cette femme élevant seule son enfant tente de concilier sa vie professionnelle et sa vie maternelle autant qu’elle le peut, et cette situation difficile donne d’autant plus de saveurs aux moments émouvants qu’elle partage avec Jason. L’acteur Callum Vinson (qui jouait déjà dans la série Chucky, ça ne s’invente pas ^^) impressionne par sa maîtrise d’un rôle difficile, et ce malgré son jeune âge! Jason est un garçon ayant des malformations et qui est également atteint d’épilepsie, ce qui est à la fois très compliqué sur un plan médical mais également social, puisqu’il subit les moqueries de nombreux camarades. La thématique du harcèlement entre gamins est très présente en ce moment, avec la série Carrie notamment, et je trouve qu’ici aussi elle est traitée avec une belle sensibilité.

Critique série : Crystal Lake (2026)

William Catlett (Black Lightning, Abigail) est très bon dans le rôle du shérif Levon Brooks, et apporte lui aussi une certaine complexité à son personnage, tant dans sa vie privée que dans sa manière de tenir son rôle d’autorité. Et physiquement, il fait furieusement penser à Carl Weathers! La jeune Gwendolyn Sundstrom joue Grace, la seule amie de Jason, et leur belle relation apporte encore des sentiments très touchants. Mention à Danielle Kotch qui joue Claudette, et qui peut se voir comme un équivalent, toutes proportions gardées, de Chris Hargensen, magnifiquement interprétée par Alison Thornton dans Carrie. La trajectoire de Claudette sera différente suite à ses choix, mais son personnage aura une importance capitale dans le déroulement des événements. Le fait de développer le récit sur 8 épisodes de 50 minutes environ permet de laisser le temps à l’intrigue de s’étoffer, et aux personnages de se construire, ce qui est très agréable!

Critique série : Crystal Lake (2026)

On va évidemment avoir droit à des moments gores, et j’avoue qu’ils interviennent parfois de manière surprenante! Et autant la nudité est très peu tolérée dans les productions modernes, autant les geysers d’hémoglobines et les défigurations ne posent aucun problème! La séquence avec cette problématique du sang qui se répand va donner lieu à un moment vraiment original et trash!!! Linda Cardellini donne de sa personne dans cette série, car son personnage va se retrouver dans des situations extrêmes dont elle parvient à se sortir avec quelques facilités scénaristiques quand même ^^ Mais l’atmosphère bienveillante de cette petite ville, frappée par un premier drame avec la noyade de Jason, va se noircir davantage avec une série de meurtres qui vont commencer à nourrir la légende grandissante d’un tueur vivant dans la forêt..

Crystal Lake sur HBO Max : la série préquelle de Vendredi 13 dévoile enfin  les secrets de Pamela Voorhees en 2026

La mise en scène retranscrit à la perfection ce qui faisait l’essence même de ces films d’horreur 70’s-80’s, et on retrouve avec un vrai plaisir ces plans brumeux sur le lac, cette densité de la forêt environnante, ou cette façon si caractéristique de filmer la petite ville tranquille qui ne va pas le rester longtemps… La réappropriation de cette réalisation d’époque est faite avec beaucoup d’intelligence et de subtilité, et fait que l’on ne peut qu’adhérer à cette nouvelle version du cauchemar de Crystal Lake! Cette série va se concentrer sur les événements précédant et suivant la noyade de Jason, ce qui va permettre d’en découvrir bien davantage sur lui que dans les films. Jason est un garçon isolé seulement apprécié par sa mère et par une amie de son âge, et dans cette solitude, il va développer une capacité d’imagination lui permettant de surmonter ces épreuves. On est loin du tueur masqué que l’on connaît depuis des décennies, et cette mise en lumière de ce qu’il était avant est très intéressante, tout en développant des notions comme l’amour familial ou l’amitié.

Crystal Lake Creator & Cast on Recreating the Original Friday the 13th  (TIFF 2026) - HGL

Cette série va se développer dans sa propre temporalité, et est donc un soft reboot qui va imaginer des éléments originaux pour expliquer la genèse du personnage de Jason. A ce titre, l’épisode flashback vient perturber le rythme initialement créé, et même s’il n’est pas inintéressant avec son aspect Les Femmes de Stepford (très bon roman d’Ira Levin d’ailleurs), ce choix narratif est périlleux. Je trouve qu’en apportant une certaine justification aux capacités de Jason, on ôte toute la part de mystère qui entourait le personnage. Alors oui, dans une telle fiction, ça paraît crédible, mais tout un épisode explicatif pour nous raconter ça, ça n’était pas forcément nécessaire… Car cela a des conséquences également sur l’épisode final, qui a du mal à retrouver l’atmosphère patiemment construite durant la majeure partie de la saison.

Crystal Lake : la série préquelle de Vendredi 13 en avant-première au NYCC  2026 - Roster Con

Mise à part une conclusion nettement en-dessous du niveau proposé, mais qui se doit d’exister par rapport aux enjeux mis en place, Crystal Lake se regarde comme un très bel héritage des productions des 70’s, et c’est un réel plaisir de replonger dans cette époque bénie! Et passées les explications nécessaires, si les producteurs veulent poursuivre avec une seconde saison, tout est maintenant en place pour poursuivre le jeu de massacre!

Crystal Lake (2026): Is Jason Voorhees in the Prequel?
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Street Fighter (Kitao Sakurai, 2026)

Street Fighter (2026) - IMDb

Certains se souviennent avec tendresse du Street Fighter de 1994, actioner nanardesque avec Jean-Claude Van Damme. On se rappelle forcément moins de l’obscur Street Fighter: Legend of Chun-Li de 2009, avec Kristin Kreuk dans le rôle-titre. Et voilà que 32 ans après le 1er film, on a un nouveau remake qui vient pointer le bout de son kimono! A la réalisation, on a le nippo-américain Kitao Sakurai dont les oeuvres ne sont pas forcément très connues, mais qui a un background plutôt drôle, puisqu’il a joué dans Best of the Best 3, la fameuse saga d’arts martiaux 90’s, et dans Dogma de Kevin Smith! ^^

Street Fighter - Bande-annonce VF [Au cinéma le 14 octobre 2026]

Je craignais forcément une oeuvre nanardesque au vu du sujet, et je me suis retrouvé dans un véritable film des années 90!!! L’intrigue de Street Fighter prend place en 1993, et Kitao Sakurai a fait le pari complètement fou de faire un film provenant littéralement des 90’s!!! Avec un profond respect pour les jeux vidéo et leur mythologie, ainsi que pour le cinéma de l’époque, il crée une oeuvre totalement surprenante qui ressuscite le meilleur de ces 2 médias en respectant cette époque bénie, et Street Fighter est un vrai tour de force visuel agrémenté d’un sens de l’humour dévastateur!

Street Fighter Box Office: Video Game Movie to Lead Over Whalefall

On est sacrément servi au niveau du casting, avec Noah Centineo qui est génial en Ken Masters! Sa façon de personnifier ce combattant à l’égo démesuré qui se fait pourtant ridiculiser, ça amène d’entrée une tonalité parodique qui fait un bien fou à ce film jouant constamment avec le second degré, mais qui pourtant est capable de démontrer toutes les ambitions qu’il a dans le ventre au niveau action! Noah Centineo donne une très belle consistance à ce personnage imbu de sa personne, mais qui va pourtant essayer de retrouver sa grandeur. L’acteur est d’ailleurs celui qui a été choisi pour incarner un certain John Rambo dans la préquelle à la saga! Le Britannique Andrew Koji est parfait dans le rôle de Ryu, et en tant qu’artiste martial, il a notamment joué Storm Shadow dans Snake Eyes, il a joué dans la série Warrior, et il était impérial dans la saison 3 de Gangs of London! Il apporte une très belle complexité à Ryu, qui doit lutter contre le pouvoir qu’il peut déchaîner à tout instant!

Street Fighter : le film aura-t-il une suite ? La scène post-générique  expliquée

Dans le rôle de M. Bison, on a le machiavélique David Dastmalchian (Polka-Dot Man dans The Suicide Squad) qui s’en donne à coeur joie dans ce rôle bien jouissif et so 90’s! On a un vilain de série B bien retors qui va mettre en place un tournoi d’arts martiaux, afin de mettre la main sur un combattant en particulier, en ayant en tête un plan bien tordu comme on en faisait dans les années 80-90! La Canadienne Callina Liang (Presence) est excellente dans le rôle de Chun-Li. On a aussi un Jason Momoa en CGI qui incarne Blanka, on a le monstre hollandais Olivier Richters (2,18m pour 160 kilos) qui joue Zangief, la Thaïlandaise Mel Jarnson qui interprète Cammy, l’une des bad girls de Bison. Anecdote plutôt sympa, elle avait également joué dans le Mortal Kombat de 2021, et elle s’éclate bien avec ce rôle barré ^^

Street Fighter, le film de 2026

Le rôle de Guile va tellement au catcheur Cody Rhodes, qui semble s’être bien amusé sur le tournage! L’Indien Vidyut Jammwal est impressionnant dans le rôle de Dhalsim, et on a encore 50 Cent en Balrog, et un autre catcheur emblématique, Roman Reigns (Joe Anoa’i de son vrai nom), pour incarner le terrible Akuma. (d’ailleurs, il semble avoir piqué le collier d’Oba Femi, est-ce un spoil? ^^) Un casting sacrément hétéroclite et qui fonctionne à merveille, apportant des interactions parfois étonnantes. Voir Cody Rhodes avec sa coupe démesurée faire la causette avec Andrew Koji, c’est un moment que je n’aurais jamais pensé voir un jour ^^

Street Fighter" de Kitao Sakurai : premières images de la nouvelle  adaptation ciné du jeu vidéo - CHAOS

Le film soigne à la perfection son univers visuel, et l’ensemble des combats est totalement respectueux de l’oeuvre originale. Celui contre Honda le voit faire ses fameux coups de poings hyper rapides, on a les hadoken chers à Ryu, Le côté electrique de Blanka est bien présent, l’aspect élastique de Dhalsim est aussi respecté… Chaque personnage des jeux se retrouve à l’écran en étant traité avec soin, et on se retrouve propulsé dans un film qui brasse la nostalgie avec un talent fou! Le combat sous la pluie entre Ken et Ryu est référentiel à mort, leur traversée de la prison en se fightant contre les gardes de Bison est juste magique, on se croirait presque dans le Kung Fury de David Sandberg! La photographie de Ken Seng est excellente et permet là encore de retrouver cette fibre nostalgique.

Street Fighter (2026) : résumé et fin expliquéeSuperpouvoir.com

Les choix musicaux participent grandement à l’humour du film, et ils sont juste parfaits eux aussi! Je ne vous en dis pas plus, je vous laisserai découvrir ça ^^ Kitao Sakurai prend le matériau de base et le triture pour en faire un hommage sincère à la saga vidéoludique, en permettant aux personnages de développer leurs histoires. D’ailleurs, les flashbacks en animation qui viennent régulièrement ponctuer le film sont excellents. On explore la relation fraternelle entre Ken et Ryu, on comprend peu à peu qui est Akuma, on dévoile l’histoire de Chun-Li… Avec un nombre aussi impressionnant de personnages, ils ne pourront forcément pas tous briller constamment, mais Kitao Sakurai va s’intéresser à chacun d’entre eux en gardant toujours un réel respect pour leur mythologie.

Street Fighter (2026) — a large-scale mythological action film that  explores the beginning of a legend long before it became folklore.

Là où des spectateurs pourront être déçus, c’est qu’au final, le fameux tournoi organisé par Bison n’est qu’un moyen de traquer un personnage en particulier, et que l’on verra très peu de moments de ce tournoi! Un choix étonnant mais qui pour moi provient de cette volonté très contemporaine de déstructurer les adaptations, un peu à la manière d’un Resident Evil qui prend pour personnage principal un type totalement lambda. Ici, le tournoi n’est clairement pas important dans le récit, et le réalisateur choisit de montrer davantage tout ce qui se passe autour de cet événement. Un choix surprenant, mais qui a du sens d’une certaine manière. Par contre, chaque affrontement entre les divers protagonistes s’avère très bien fait, avec une volonté d’être très impactant au niveau des coups portés! Evidemment, avec de tels surhommes, on va forcément détruire des murs en balançant son adversaire dessus, mais c’est un vrai plaisir de retrouver cette sensation de démesure tout en étant happé par ce qui se passe. On est dans un film WTF complètement assumé, mais qui parvient à nous immerger dans un récit fait de rivalités, de rédemption et d’acceptation de soi!

Full-length Street Fighter trailer is a fighting good time! - The AU Review

L’utilisation de très nombreuses allusions sexuelles, je n’avais pas vu ça depuis bien longtemps, et ça apporte un humour dévastateur au film! Rien que la pratique de Bison de capter l’énergie vitale de ses mecs musclés, ça vaut le détour ^^ Street Fighter est une anomalie temporelle totalement maîtrisée par Kitao Sakurai, et un hommage vibrant aux 90’s!

Street Fighter 2026 : Tous les secrets du trailer
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Carrie saison 1 (2026)

Série "Carrie" de Mike Flanagan : découvrez la bande-annonce et la date de  diffusion - Stephen King France

Si vous êtes un enfant des 80’s, vous avez probablement lu le Carrie de Stephen King, paru en 1974. Vous avez probablement aussi vu l’adaptation que Brian De Palma en avait faite 2 ans plus tard, Carrie au Bal du Diable. Vous avez probablement occulté le Carrie 2: la Haine de 1999 et le Carrie: la Vengeance de 2013, et vous ne savez sans doute même pas qu’il y avait eu un téléfilm en 2002, ni une comédie musicale en 1988!

CARRIE AU BAL DU DIABLE | Critique du film de Brian De Palma

Et voilà que 52 ans après la publication du roman, on a droit à une nouvelle adaptation, qui prend cette fois-ci la forme d’une série dirigée par Mike Flanagan, qui en l’espace de 10 ans, est devenu LE spécialiste des adaptations du célèbre écrivain horrifique. Il a réalisé Jessie en 2017, Doctor Sleep en 2019, le magnifique Life of Chuck en 2024, et maintenant cette série Carrie. Il ne s’arrêtera pas ici puisqu’il a pour projets de faire une nouvelle adaptation de la saga littéraire La Tour Sombre (dont le 1er volet est juste superbe), et il veut également réadapter la nouvelle Brume.

PORTRAIT. Mike Flanagan : « Stephen King est un humaniste »

Cette version prend place dans le monde contemporain, et cette nouvelle adaptation s’éloignant de l’esprit 70’s s’avère très pertinente, intégrant tous les schémas modernes à ce récit emblématique (qui était le 1er roman du King à être publié!). On se retrouve dans la petite ville de Chamberlain dans le Maine, et on va découvrir une ado ayant passé toute sa vie sans être sortie de l’enceinte de sa maison. Elevée par un père et une mère adeptes des théories du complot, ils ont eu un comportement à la fois surprotecteur et tyrannique en l’empêchant de découvrir le monde. Mais la mort du père, Ralph, va obliger la mère Margaret à chercher un emploi, et la jeune Carrie à se rendre pour la première fois de sa vie dans une école.

Explication de la fin de Carrie, que devient l'héroïne après le bal de  promo ? - Dexerto.fr

Summer H. Howell est vraiment impressionnante dans sa manière de jouer Carrie White, car elle s’approprie le rôle de manière très personnelle et ne cherche à aucun moment à se comparer à la performance de Sissy Spacek dans le film de 1976. De manière globale, Flanagan non plus ne cherche pas la comparaison et s’éloigne de la vision de De Palma pour proposer sa propre version basée sur le roman, mais qu’il s’amuse également à modifier sur certains aspects. L’actrice canadienne de 22 ans n’en est pas à sa première expérience horrifique, puisque lorsqu’elle avait 8 ans à peine, son 1er rôle était dans La Malédiction de Chucky en 2013! Elle rejouera le rôle d’Alice dans Le Retour de Chucky en 2017, elle apparaît la même année dans la série Channel Zero, et incarne aujourd’hui la mythique Carrie!

CARRIE (2026) : r/stephenking

Elle joue à la perfection cette adolescente qui a été coupée du monde toute son existence, et qui pourtant a une réelle envie de découvrir la vie en dehors des murs de sa maison. Sous sa timidité se cache une vraie envie de sociabiliser avec les lycéens de sa classe, et Summer H. Howell apporte beaucoup de sensibilité au personnage, qui est totalement immature par certains aspects, et qui semble pourtant posséder une force interne bien plus grande que ses camarades. On se rappelle forcément la scène de la douche du film de De Palma, et là encore, Mike Flanagan ne cherche pas à aller vers une imagerie éthérée mais souhaite au contraire rester dans un réalisme brut, celui qui permet de montrer la cruauté humaine dans ce qu’elle a de plus viscérale. Cette séquence n’est donc pas un tour de force visuel, mais va s’avérer marquante par la proximité que l’on a avec Carrie, qui ne comprend rien à ce qui lui arrive…

Carrie' 2026 series with Summer H. Howell will be 'so different'

Le choix du format sériel sur 8 épisodes s’avère très judicieux, puisqu’il va permettre de développer les personnages secondaires et de traiter un sujet grave en profondeur. Car au final, cette série nous parle du harcèlement scolaire, et elle le fait avec une analyse profonde que vient ensuite sublimer le côté fantastique et horrifique provenant du roman. Mais on va assister à une escalade de violence et à des tentatives de désamorçage, et ce qui s’avère frappant, c’est le nombre de fois où tout aurait pu s’arrêter. Mais à chaque fois, une phrase, un acte ou une décision vont être le vecteur qui va continuer à envenimer la situation. En ce sens, les événements se déroulant au lycée Ewen sont très réalistes et on est totalement pris dans ce qui risque d’échapper à tout contrôle… La modernisation de l’intrigue était nécessaire, avec la prise en compte des réseaux sociaux et des téléphones portables, qui permettent de totalement ancrer dans le réel ce récit qui bifurquera vers le fantastique.

Carrie Trailer: Horror Master Mike Flanagan Brings Stephen King's First  Story To Prime

Cette trame réaliste fonctionne grâce aux très bons acteurs incarnant les autres rôles, à commencer par l’Américaine Samantha Sloyan, qui est juste parfaite dans le rôle de la mère de Carrie. Elle a notamment joué dans Pas un Bruit, The Haunting of Hill House, Helstrom, La Chute de la Maison Usher, Life of Chuck… Elle a donc comme sa jeune partenaire une certaine connaissance du domaine horrifique ^^ La manière dont elle s’approprie le rôle de Margaret est étonnante, car elle est capable de jouer la femme tyrannique pour ensuite être la mère capable de tout afin de protéger sa fille. Elle a un amour sincère pour sa fille, mais elle a également un égocentrisme qui va être la source de tensions entre les deux. Une autre actrice canadienne, Alison Thornton, va jouer le rôle emblématique de Chris Hargensen, l’ennemie jurée de Carrie. Là encore, le format sériel va permettre de développer son personnage avec tous les problèmes familiaux auxquels l’ado doit faire face, et qui vont également faire ressortir l’aspect maléfique de son personnage. Chris est clairement celle qui va tout faire basculer, et celle qui aurait pu tout calmer à de très nombreuses reprises. Mais elle va peu à peu se laisser dominer par ses pulsions malsaines, et va à chaque fois perdre des miettes d’humanité. Alison Thornton impressionne par la maîtrise de ce personnage complexe, qui se devait d’être à la hauteur d’une Carrie pour que les enjeux soient aussi forts!

On a rencontré Mike Flanagan, créateur d'une nouvelle interprétation de « Carrie» à l'ère des réseaux sociaux | Slate.fr

L’Américaine Siena Agudong joue le rôle de Sue Snell, la lycéenne qui est la plus proche de Carrie. Le Canadien Joel Oulette incarne Tommy Ross, l’Anglais Arthur Conti est bien pervers dans le rôle de Billy Nolan, et on a plaisir à retrouver des acteurs renommés comme Amber Midthunder (Legion), Matthew Lillard (Scream), Heather Graham, Katee Sackhoff, et même un cameo de… Mark Hamill!

First look images unveiled for Mike Flanagan's 'Carrie' TV Series  adaptation ahead of Autumn premiere - HeyUGuys

Si Carrie est une série centrée sur le harcèlement scolaire, une autre grille de lecture serait celle d’une Jean Grey qui n’aurait jamais rencontré le Professeur X! La similitude avec la mutante est évidente, les deux personnages partageant ce pouvoir de télékinésie. Carrie va peu à peu le développer, avec un aspect très différent du roman qui s’avère relativement intéressant d’ailleurs. Carrie fait pas mal penser à la Jean Grey de Sadie Sink dans Spider-Man: Brand New Day, bien que la vengeance de Carrie va exploser d’un seul coup, là où celle de Jean se fait sur le long terme. Le personnage de Carrie cherche à chaque fois une issue pacifiste, et la séquence de discussion dans les toilettes avec Chris démontre toute l’humanité du personnage incarné par Summer H. Howell. Elle tend constamment la main aux autres, mais les circonstances et les choix de certains vont continuer à envenimer la situation. Chris est la raison centrale de tout ce qui va se dérouler dans la ville de Chamberlain, et à ce titre elle est bien plus maléfique que Carrie, qu’elle va pousser dans ses derniers retranchements.

How Mike Flanagan's Carrie TV Series Sets Up A New Stephen King Universe

Un autre parallèle très intéressant à faire, est celui avec les tueries de masse que connaissent malheureusement de nombreux établissements scolaires aux Etats-Unis. La séquence finale au bal de promo met en avant la vengeance d’une gamine qui a passé l’année à être harcelée par d’autres élèves, et on pense forcément à ces gamins qui débarquent dans les écoles avec des armes pour perpétrer des massacres. Ce qui est dérangeant dans cette séquence du bal, c’est qu’on comprend d’une certaine manière la réaction de Carrie, qui utilise ses pouvoirs contre ceux qui l’ont maltraité. Mais dans ce déchaînement de violence, elle va s’en prendre de manière indistincte aux gens qui lui ont fait du mal mais aussi à ceux qui ont tenté de l’aider. Elle n’a pas besoin de fusil ou de pistolet pour exercer sa vengeance, car elle a le pouvoir nécessaire en elle-même pour se faire justice. La différence est que Carrie a subi une énième humiliation le soir de ce bal, et qu’elle va littéralement péter les plombs en l’espace de quelques secondes.

Carrie Trailer Reveals Mike Flanagan Is Keeping Stephen King's Original  Ending

Mike Flanagan a pris des libertés étonnantes et importantes avec l’oeuvre de Stephen King, mais ces choix s’avèrent eux aussi judicieux et permettent de surprendre les spectateurs qui auraient lu ou vu les oeuvres précédentes. Cette série Carrie est une très belle découverte, et une nouvelle adaptation envoûtante de Stephen King!

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Resident Evil (Zach Cregger, 2026)

Resident Evil - Film (2026) - SensCritique

On se rappelle tous de la saga Resident Evil menée par Milla Jovovich entre 2002 et 2016, qui est composée de pas moins de 6 films! Paul W.S. Anderson a réalisé le 1er et les 3 derniers, et mis à part un épisode (franchement je ne sais plus lequel ^^), il s’agissait de séries B plutôt sympathiques, qui ne respectaient pas vraiment la mythologie des jeux Capcom, mais le pire était clairement à venir! Parce qu’on se rappelle beaucoup moins de l’innommable Resident Evil: Bienvenue à Raccoon City de Johannes Roberts sorti en 2021, et qui était une purge abominable qui ne respectait rien, surtout pas le personnage de Leon S. Kennedy! On a malheureusement aussi eu une obscure série télé en 8 épisodes en 2022, si je me rappelle bien j’ai réussi à me forcer à tenir jusqu’au bout du 1er épisode avant de lâcher l’affaire. Dommage, il y avait Lance Reddick dedans…

Resident Evil : y'aura-t-il une suite au film de 2026 ? Le réalisateur a  "déjà des idées"

Mais de 2008 à 2023, il y a également eu une série de films d’animation composée de 5 oeuvres : Resident Evil: Degeneration, Resident Evil: Infinite Darkness, Resident Evil: Damnation, Resident Evil: Vendetta et Resident Evil: Death Island. Sur l’ensemble de ces films, prises de vue réelles ou animation, la meilleure adaptation est sans conteste Resident Evil: Vendetta, qui nous livre des séquences d’action de toute beauté!

Resident Evil 2026 » : Le film cartonne au box-office US et signe le  meilleur démarrage de la saga

Et voici que débarque aujourd’hui un nouveau reboot, avec Resident Evil tout court! Zach Cregger s’est fait connaître avec son 3ème film, Barbare, qui a surpris tout le monde par son scénario bien tordu et son rythme atypique! Son Evanouis 3 ans plus tard a été une horrible déception, avec un côté tellement ridicule, notamment avec le personnage de la tante Gladys qui était juste atroce… Il y avait donc une chance sur deux que son nouveau film soit réussi ^^ Cregger est un grand fan de la saga vidéoludique et connaît parfaitement l’univers des jeux Capcom (dont le premier), et il a choisi un angle qui ne plaira certainement pas à tout le monde pour son film. On aura aucun personnage emblématique de la saga, donc pas de Leon S. Kennedy, de Claire Redfield ou de Jill Valentine, mais un simple livreur de colis médicaux, Bryan, qui se retrouve embarqué dans une nuit complètement dingue!

Resident Evil (2026) - Film et séances - Cinémas Pathé

Zach Cregger a choisi Austin Abrams, qu’il avait déjà dirigé dans Evanouis (dans le rôle du cambrioleur et toxico James), et on ne va pas le lâcher durant 90 minutes dans ce récit se déroulant quasiment en temps réel. L’ouverture en plan-séquence permet de s’immerger rapidement dans une ambiance étrange, avec ce coursier qui entre dans un hôpital pour livrer son colis et qui sillonne les couloirs en découvrant des gens blessés avec un mélange de trash et d’humour absurde. Et c’est bien là la marque de fabrique que Zach Cregger va insuffler à son film, qui n’est pas à proprement parler un film d’horreur, mais qui est plus précisément une comédie horrifique! Un choix très audacieux qui en laissera certainement beaucoup sur le carreau, mais on retrouve clairement la patte très réussie du réal de Barbare, dans lequel il nous offrait déjà une vision tendue et saupoudrée d’absurde.

Resident Evil Trailer Shows The Movie's New Story And Hero

Austin Abrams va traverser le film avec son air de personnage très lambda qui va tenter de survivre à une situation qui a totalement dégénéré. Il incarne typiquement un gamer qui se retrouverait dans un jeu vidéo horrifique, avec toutes les réactions émotionnelles et physiques naturelles qui en découlent. En tant que spectateur, on a envie de lui dire « non mais ne fais pas ça c’est totalement à côté de la plaque », et ça crée quelque chose de très spécial pour ce film. La séquence dans la grange est très caractéristique de ces mauvais choix qui peuvent être pris dans un jeu ou un film, et qu’un personnage comme Leon S. Kennedy n’aurait jamais pris! Zach Cregger avait vraiment envie de voir comment un type normal réagirait dans une telle situation, plutôt que de s’intéresser à ce que ferait un militaire ultra-entraîné.

Dans « Resident Evil », Zach Cregger filme une nuit de galère en territoire  zombie

On va donc avoir des séquences absurdes qui vont se succéder, mais Zach Cregger parvient également à maintenir la tension initiale jusqu’au bout. Il est clair que le film aurait été plus stressant s’il avait été traité de manière plus sérieuse, mais je trouve que ce choix osé apporte une belle originalité et fait de ce Resident Evil un objet étrange et captivant. On va croiser des personnages qui vont eux aussi avoir des comportements très réalistes et absurdes, notamment les premiers qu’il va croiser à Raccoon City. Cregger parvient à maintenir un rythme très efficace en jouant sur des détails créant un humour qui vient bien se marier avec la tension ambiante. Et il est également capable de créer des séquences d’horreur pure qui sont dignes de certains jeux de la saga, avec notamment la traversée d’une pièce d’hôpital spécifique, ou la séquence de l’ascenseur qui sont toutes deux bien stressantes.

Resident Evil : une suite est-elle déjà prévue ?Superpouvoir.com

Cregger soigne sa mise en scène et propose une évolution du récit qui fonctionne vraiment bien, et la partie sur la route enneigée est excellente, avec ce côté qui tire en longueur mais qui est vraiment très bien géré. Lorsque Bryan entre dans la maison isolée au début du film, on a constamment en arrière-plan cette voiture qui est restée sur le bord de la route, et c’est une très belle idée de jouer avec cette profondeur de champ. Sa manière de visualiser Raccoon City est également très belle, et on a ce sentiment d’étouffement lors de la traversée de la ville, dont le point d’orgue va être une belle référence au Phénomènes de M. Night Shyamalan. On a également une référence directe au The Thing de John Carpenter, et on sent que Cregger a bien digéré toutes ses inspirations!

Resident Evil : quand le nouveau film sera-t-il disponible en str ...

Le film bénéficie d’effets visuels très réussis, avec des créatures cauchemardesques qu’il filme avec une efficacité redoutable. La séquence dans le camping-car est à ce titre un parfait exemple de la façon dont Cregger gère la temporalité et la tension! Ce Resident Evil ne sera donc pas du goût de tout le monde, et probablement de nombreux gamers fans de la saga. Mais il a le mérite de proposer une relecture très originale tout en respectant les bases fondamentales de ce qui crée la peur dans ces jeux, mais en y ajoutant un humour inattendu! Le film est globalement bien reçu et fonctionne très bien au box-office, puisque pour un budget de 75 millions de dollars, il a déjà récolté 247 millions à travers le monde! On verra si cela ouvrira les portes à une suite, qui pourrait être très différente de ce premier opus!

Resident Evil : le film de Zach Cregger aura-t-il une suite ? - T ...
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PAC, le joyau brut de l’AEW

AEW Star PAC, Benjamin Satterley, Dies at 40

Sous le nom du Bastard PAC se cachait anciennement Adrian Neville, de son nom civil Benjamin Satterley. Le catcheur britannique natif de Newcastle est né le 22 août 1986, et est brutalement décédé ce 27 septembre 2026, à l’âge de 40 ans.

Il a entamé sa carrière dans le catch professionnel le 27 mars 2004, alors qu’il avait seulement 17 ans. Il fait ses armes sur le circuit indépendant en Angleterre et au Japon durant 8 ans, et fait son entrée à la WWE en 2012, intégrant la division NXT l’année suivante. Ses qualités athlétiques et son explosivité en font une recrue de choix, et il obtient rapidement la reconnaissance de ses pairs et de ses employeurs, en devenant le champion inaugural par équipe avec son partenaire Oliver Grey. En février 2014, il remporte le titre de champion de NXT dans ce qui est le premier ladder match de la 3ème division de la WWE. Après avoir obtenu son push dans le roster principal, il sera un champion cruiserweight des plus renommés.

AEW Star PAC Dead at 40

Il quitte ensuite la WWE en faisant un retour éclair à la Dragon Gate, et rejoint la nouvelle fédération AEW qui ouvre ses portes en janvier 2019, où il devient notamment le premier champion All-Atlantic (renommé depuis International Champion), et obtient également 2 fois le Trios Championship. PAC avait rejoint les Death Riders de Jon Moxley, et campait un personnage de bad guy bien teigneux comme il savait parfaitement le faire. Au-delà de cette attitude, il était sans conteste l’un des lutteurs les plus fiables du circuit, et il s’avérait très précieux dans sa capacité à mettre ses adversaires en valeur. « L’homme que la gravité a oublié » avait un potentiel exceptionnel, du fait d’un physique résolument massif qui ne l’empêchait pas d’effectuer des mouvements aériens de toute beauté. Sa parfaite maîtrise de son corps et de l’espace en faisait un atout très précieux, et il avait encore réalisé une très belle performance la veille de sa mort, lors de son match contre Andrade el Idolo…

AEW Star Benjamin 'Pac' Satterley Wrestled Last Match Less Than 24 Hours  Before His Death - Men's Journal

Andrade qui ne tarrissait pas d’éloges sur PAC après leur affrontement, puisqu’il a publié sur Twitter le message suivant, qui prend une tournure tellement plus profonde : « Cet homme PAC doit être un champion du monde dans le futur, mais il doit quitter les Death Riders, tout comme j’ai quitté la Don Callis Family ! 2-1 » Un message déchirant au vu des circonstances qui ont suivi, et qui démontre l’immense respect que Benjamin Satterley avait de la part de la profession…

J’avais envie de lui rendre hommage en mettant en avant un de ses matches les plus emblématiques, le fameux Iron Man Match contre Kenny Omega qui avait eu lieu en 2020. Pour ceux qui ne le connaissent pas, ça vous permettra de vous faire une idée du style incroyable de ce grand homme qui laisse un immense vide dans l’industrie…

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